Le vaisseau magique, de Robin Hobb

La nouvelle série de Robin Hobb, Les Aventuriers de la Mer, arrive enfin en France, aux éditions Pygmalion-Gérard Watelet. Robin Hobb nous avait enchantés et émus avec les aventures de FitzChevalerie, elle récidive avec Althéa, l’héroïne de sa nouvelle série de fantasy.

On vous aura dit que Le Vaisseau Magique, le premier tome de Les Aventuriers de la Mer, racontait l’histoire d’une jeune fille spoliée de son héritage et qui fait tout pour récupérer le navire de son père, et vous vous serez demandé où se nichait le merveilleux. En fait, la Vivacia est une vivenef, c’est à dire un navire construit en bois-sorcier et éveillé par l’anma des membres de la famille. Althéa l’a éveillée et la Vivacia ne peut naviguer sans avoir à son bord un membre de la famille qui l’aime. De plus, le bois-sorcier ne sert pas qu’à fabriquer des vivenefs, il est aussi utilisé dans la confection d’amulettes et Kennit, le cruel capitaine qui veut devenir Roi des Pirates, possède une de ces amulettes. Mais Kennit, dans sa recherche d’oracles, a offensé les Autres, les êtres étranges dont la magie attire et repousse les humains qui se risquent sur leur île. Enfin, il y a les serpents de mer géants qui retrouvent les souvenirs de la route du Nord où ils doivent aller, et Hiémain, le jeune prêtre de Sa dont la compassion n’est pas sans évoquer le bouddhisme, obligé par son père de naviguer sur la Vivacia.

Tous ces personnages et quelques autres nous sont décrits avec fougue et romantisme (au sens noble du terme) par Robin Hobb et, avant de s’en apercevoir, on est plongé dans leurs aventures et on vibre au gré de leurs passions. L’écriture de Robin Hobb est un régal que l’excellente traduction d’Arnaud Mousnier-Lompré restitue parfaitement. Le langage employé, le choix des mots, sonnent comme une musique portée par l’intrigue dont on veut connaître le dénouement.

On ne regrette qu’une chose : Le Vaisseau Magique n’est que la première partie de Ship of Magic car, comme souvent, l’éditeur français a choisi de publier chaque tome en deux volumes. Cela revient plus cher, et on doit attendre pour lire la seconde moitié du roman. Mais, comme de toutes façons Ship of Magic est suivi par The Mad Ship puis par Ship of Destiny, nous avons encore un bon moment de bonne lecture devant nous.

Leave a comment